Parcours d’artiste

Un parcours d’artiste en Béarn, c’est un artiste qui part à la rencontre de bambins, de résidents d’EHPAD ou du CHP, teste le son dans une médiathèque, propose des animations en attendant le bal du soir, croise le fer avec des musiciens locaux… pour lui, c’est long, éreintant physiquement, ça demande une concentration accrue mais quand ça se termine, il y a toutes ces images qui explosent ! Sur chacune un sourire, une émotion qui ne partira pas, le flash d’un pas de danse anodin mais qui te suivra, le souvenir de cette impression de n’avoir jamais été aussi proche d’un patient à l’oeil qui pétille ou d’un élève ébahi.

Ce nouvel événement vous propose de suivre, du 10 au 16 décembre, le parcours d’un artiste des musiques traditionnelles sur l’agglomération de Pau. Ateliers, stages, concerts, bal, film, conférence, actions culturelles… découvrez toute la diversité et la richesse actuelle de ces musiques !

Cette année nous avons invité Ronan Le Gouriérec, saxophoniste et sonneur (bombarde). Rompu à de nombreux styles balayant le traditionnel, le jazz, le funk, les musiques improvisées…
Il profitera de cette carte blanche pour marquer de son talent chacune de ses rencontres.

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Interview avec Ronan:

Pourquoi passe t’on d’un tout petit instrument (bombarde) à un truc aussi gros ?
Pour découvrir les basses ! La bombarde n’est pas réputée pour ses graves profonds et veloutés !

Ce baryton c’est pas tellement traditionnel que ça?
Pas moins qu’un violon !

Tu as eu des références en sax, hors trad du coup, qui étaient ils ? Que t’ont t’il apporté que tu n’aurais pas reçu avec un autre musicien trad ?
Mon saxophoniste baryton référent est Francis Mounier. Il m’a apporté plein de choses pour les basses, le son, l’harmonie…plein de conseils bienveillants ! Sinon, tous les autres saxophonistes de l’aventure « Le baryton c’est mieux » de la Fédération Française de Baryton m’ont beaucoup apporté. Et il ne joue pas de baryton, mais j’adore le jeu de John Coltrane.

C’est vrai que des barytons taguent « basson » sur leur étui pour pas se faire bastonner ?
Je ne sais pas, aucune idée… en tous cas, je ne l’ai pas fait ! Tout ce que je sais, c’est que le baryton nuit gravement à la clarinette…

On t’a préparé un parcours dans plusieurs structures avec des publics «spécifiques» présentant des handicaps par exemple. C’est un exercice que tu fais souvent ? Un souvenir là-dessus ?
Je l’ai fait quelques fois, en maison d’arrêt, en hôpital psychiatrique… que des bons souvenirs chargés en émotions. Un bon souvenir lors de « la semaine bleue » a Nozay (44) qui mêle le public des halte-garderies et des EPHAD. Un cercle circassien où ces 2 publics étaient mélangés et avec des enfants qui faisaient tourner des mamies en fauteuils roulants. Très beau moment !

Ton plus grand kiff ?
Chaque spectacle !

Je ne t’ai jamais vu en vrai, j’ai eu au téléphone quelqu’un d’ouvert, posé et puis je suis allé voir sur la toile ce musicien en marcel qui se démène avec un instrument de près de 20kg, en réalité tu es ou tu veux être plutôt qui ?
Je veux rester moi-même, car je suis nul comme comédien. Le saxophone baryton ne pèse qu’entre 5 et 8 kg…

Sinon je vend une trompette, ça te dis pas ?
J’ai déjà une trompette bretonne en ébène ! Tu connais Le Bon Coin ?

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